Code animal et la relation homme-animal

Code animal est une association de droit local 1908 inscrite au tribunal d’instance de Strasbourg.
Mausi l'éléphant
Mausi, éléphante captive du cirque Voyage

Nous nous sommes spécialisés dans la relation entre l’homme et l'animal, plus particulièrement au travers de la captivité, que ce soit dans les cirques, dans les zoos, les delphinariums ou chez les particuliers en ce qui concerne les nouveaux « animaux de compagnie » (NAC). L’association défend l’idée de respect de tout être vivant, humain ou non humain.

Entièrement bénévole, Code animal n’est affiliée à aucun parti politique ou religieux. Tous les dons servent à financer nos actions de sensibilisation, de lobbying ou de libération.

Le site Cirques de France

Nous avons créé ce site dans le but de disposer d’une base de données objective sur les animaux captifs des cirques en France. Un outil pratique pour le grand public comme pour les décideurs, les journalistes, les chercheurs en quête d’informations détaillées sur le sujet, mais pas seulement.

À travers ce site, c’est un autre regard sur la captivité des animaux, sauvages ou non, qui est proposé. Détenir des êtres vivants en captivité pose en effet un ensemble de problèmes liés à la santé publique, à la sécurité – des visiteurs comme des animaux exposés –, aux conditions de détention, au bien-être animal et au respect dû à tout être vivant.

Bien souvent, les cirques mettent en avant une présumée «complicité» entre le dresseur et l'animal, complicité qui se veut bienveillante, ainsi qu'une supposée tradition des spectacles itinérants intégrant des animaux. Ce sont également ces aspects-là que nous abordons dans ce site, en proposant un décryptage du discours des cirques et en le mettant en regard aussi bien de la législation française et européenne en la matière, que de ce qui se pratique au-delà de nos frontières.

En résumé, le site Cirques de France se veut un relais d’information sur toutes les questions liées à la captivité des animaux. Un lieu de débats sur cette pratique ancienne qui mérite – nous en sommes convaincus – d’être questionnée dans nos sociétés modernes.

L’animal-spectacle et la position abolitionniste

La détention d’un être « sensible » soulève un problème moral. C’est pourquoi nous souhaitons proposer un éclairage sur le point de vue éthique de l’animal en tant qu’être « sentient », c’est-à-dire doué de perception, capable « d’expérimenter » le monde.

Cette approche, aujourd’hui défendue par nombre de chercheurs dont le sérieux n’est pas à prouver, consiste à considérer la question animale du point de vue moral. En effet, nous sommes tous d’accord sur le fait qu’il est immoral d’infliger aux animaux des souffrances ou la mort lorsque ce n’est pas « nécessaire ». Autrement dit pour en retirer du plaisir, pour le divertissement, pour notre confort ou pour perpétuer une tradition. Si une telle affirmation est difficile à contester, force est de constater que la quasi-totalité de notre « utilisation » des animaux n’est pourtant justifiée par rien d’autre que le plaisir, le divertissement, le confort ou la tradition.

Non seulement nous utilisons les animaux alors que ce n’est pas nécessaire, mais en plus nous les traitons de façons qui seraient considérées comme de la torture s’il s’agissait d’humains. Bien sûr, il y a des lois qui visent à protéger les animaux, qu’ils soient exploités pour leur chair, leur peau ou encore pour le divertissement. Mais ces lois sont insuffisantes, notamment parce que les organes de contrôle manquent pour veiller à leur respect, mais surtout parce que, quoi qu’il arrive, nous continuons à considérer les animaux comme des biens économiques. Ils sont notre propriété et n’ont de valeur que celle qu’on veut bien leur accorder.

C’est parce que les animaux sont notre propriété que nous nous autorisons à les utiliser dans n’importe quel but et à les mettre à mort après les avoir fait souffrir horriblement.

En cela, abolir l’exploitation animale est une obligation morale. Reconnaître qu’au-delà de leurs particularités, de leurs « différences », les animaux – comme tout être humain au-delà de ses particularités – ont le droit fondamental de ne pas être traités comme la propriété d’un autre.

Source : « L’Approche abolitionniste », Gary Francione, professeur de droit et de philosophie à la Rutgers University School of Law (New Jersey, États-Unis).